WEBVTT
Kind: captions
Language: fr

00:00:00.000 --> 00:00:06.080
Vous avez peut-être vu le ministre de l'économie Bruno Le Maire et le patron du Medef Geoffroy Roux de Bézieux.

00:00:06.192 --> 00:00:09.408
Ils exultent, ils nagent dans le bonheur…

00:00:09.504 --> 00:00:14.128
Et ils ont bien des raisons parce que vous pouvez prendre les profits,

00:00:14.192 --> 00:00:17.600
les dividendes, les cours boursiers, les salaires des PDG,

00:00:17.616 --> 00:00:21.110
les fortunes des milliardaires, elles crèvent les plafonds.

00:00:21.110 --> 00:00:26.864
Et cet argent n'est pas seulement le fruit des aides que l'État leur a apporté pendant la crise sanitaire.

00:00:26.928 --> 00:00:30.680
C'est d'abord et avant tout le fruit de l'exploitation.

00:00:30.720 --> 00:00:34.530
C'est que pendant toute cette période le grand patronat  a œuvré

00:00:34.530 --> 00:00:37.120
pour supprimer des emplois, pour charger la mule,

00:00:37.160 --> 00:00:39.690
pour aggraver les conditions de travail

00:00:39.690 --> 00:00:41.630
et bien sûr pour bloquer les salaires.

00:00:41.630 --> 00:00:44.128
On ne peut pas continuer comme ça.

00:00:44.240 --> 00:00:47.264
Allons-nous laisser les actionnaires se goinfrer

00:00:47.280 --> 00:00:49.390
pendant que les travailleurs perdent leur gagne-pain

00:00:49.392 --> 00:00:51.580
ou n'arrivent pas à joindre les deux bouts ?

00:00:51.610 --> 00:00:57.056
Et puis allons nous laisser gouvernement réduire les droits et les allocations chômage au 1er octobre ?

00:00:57.088 --> 00:01:02.100
Alors que la crise sanitaire a plongé des dizaines des centaines

00:01:02.100 --> 00:01:05.200
de milliers de familles dans plus de précarité et dans plus de misère

00:01:05.240 --> 00:01:08.864
et bien sûr dans le chômage alors qu'une partie de la jeunesse

00:01:08.920 --> 00:01:13.168
a vu son horizon se boucher avec la pandémie

00:01:13.280 --> 00:01:15.310
et puis il y a la question des salaires…

00:01:15.392 --> 00:01:17.552
Dans le secteur de l'hôtellerie-restauration,

00:01:17.580 --> 00:01:20.512
le gouvernement reconnaît que les salaires sont trop bas

00:01:20.528 --> 00:01:23.072
et qu'ils seraient à l'origine de la pénurie de main d'oeuvre

00:01:23.104 --> 00:01:26.880
mais il se garde bien d'obliger le patronat du secteur

00:01:26.920 --> 00:01:29.040
a augmenter les salaires.

00:01:29.160 --> 00:01:35.296
En plus, le gouvernement a clairement dit qu'il s'opposerait à tout coup de pouce du SMIC.

00:01:35.344 --> 00:01:38.560
Alors tout ça,  c'est une hypocrisie sans nom

00:01:38.592 --> 00:01:41.280
Et il ne faut pas oublier que le gouvernement,

00:01:41.280 --> 00:01:43.264
dans l'éducation ou dans les hôpitaux,

00:01:43.320 --> 00:01:48.672
se refuse lui même à augmenter les salaires comme il serait nécessaire de le faire

00:01:48.840 --> 00:01:54.352
alors tant que les salaires restent discussions de salon entre les ministres

00:01:54.360 --> 00:01:57.640
et le patronat, rien debout en ressortira.

00:01:57.640 --> 00:01:59.530
Il faut les travailleurs s'en mêlent et

00:01:59.530 --> 00:02:04.080
qui'ils mettent en avant cette revendication d'augmentation générale des salaires

00:02:04.120 --> 00:02:06.976
Et qu'ils soient indexés sur l'inflation réelle,

00:02:07.000 --> 00:02:09.248
c'est-à-dire sur l'augmentation des prix

00:02:09.260 --> 00:02:11.680
parce qu'en fait tout est en train d'augmenter.

00:02:11.740 --> 00:02:15.088
Bien sûr le prix du gaz, de l'électricité, de l'essence

00:02:15.150 --> 00:02:16.672
des matériaux de construction

00:02:16.700 --> 00:02:19.984
mais ils nous expliquent avec la flambée des cours des céréales,

00:02:19.984 --> 00:02:23.400
demain, ça sera les produits alimentaires. le pain !

00:02:23.400 --> 00:02:26.768
Alors il va falloir se battre de façon déterminée,

00:02:26.800 --> 00:02:28.448
pour défendre nos intérêts vitaux.

00:02:28.520 --> 00:02:34.160
pendant l'été la colère existante dans le monde du travail n'a trouvé pour s'exprimer que les manifestations du samedi.

00:02:34.270 --> 00:02:38.032
centrées contre le pass sanitaire et l'obligation vaccinale.

00:02:38.096 --> 00:02:41.640
et ça s'explique aussi parce que les organisations syndicales

00:02:41.690 --> 00:02:43.440
ont brillé par leur absence.

00:02:43.520 --> 00:02:46.112
Alors là, elles ont fait leur rentrée

00:02:46.190 --> 00:02:50.960
et elles ontnotamment appelé à une journée interprofessionnelle d'action,

00:02:51.040 --> 00:02:53.216
le 5 octobre prochain.

00:02:53.290 --> 00:02:54.992
C'est pas trop tôt !

00:02:55.100 --> 00:02:59.370
Mais on peut aussi constater qu'il y a un certain nombre d'appels catégoriels

00:02:59.370 --> 00:03:02.640
qui parasitent cette perspective là.

00:03:02.790 --> 00:03:07.824
À quoi ça rime ? Sinon a disperser un mouvement de contestation

00:03:07.870 --> 00:03:09.584
qui n'existe pas encore.

00:03:09.664 --> 00:03:12.320
Ce qui est important, c'est que les travailleurs, effectivement,

00:03:12.320 --> 00:03:15.824
se fassent entendre, qu'ils se battent sur leurs revendications essentielles,

00:03:15.850 --> 00:03:19.504
sur leurs intérêts vitaux et qu'ils le fassent de la façon

00:03:19.520 --> 00:03:23.560
la plus unie et la plus offensive possible.

